Dernier article modifié >> Gergovie, oppidum arverne
15 septembre 2009
L'identification de la Gergovie césarienne est ancienne. On doit à Gabriele Simeoni, érudit florentin du XVIe siècle et familier de l'évêque de Clermont, la localisation du site. Elle repose sur la présence du toponyme Girgia, attesté sur le flanc de la table basaltique au moins depuis le Xe siècle. Bien après Simeoni, on doit à Napoléon III, qui prépare alors son Histoire de Jules César, la première campagne de fouille systématique sur le site. Ainsi, en 1862, il charge le (...)
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Editorial
Des sites archéologiques d’une grande importance ont été découverts ou redécouverts ces dernières années en Auvergne. L’Association pour la Recherche sur l’Age du Fer en Auvergne (ARAFA) va vous en faire découvrir quelques uns
Le principal mode d’investigation de l’archéologue est la fouille, celle-ci devant idéalement concilier étendue et précision. Ceci suppose en particulier une analyse détaillée d’une large gamme de restes avec le concours de laboratoires spécialisés.
Mais un site isolé ne peut pas être interprété : il appartient à un réseau d’établissements humains qui doit être appréhendé à l’échelle régionale. Ainsi, on ne peut pas comprendre le fonctionnement des oppida sans étudier les villages et les fermes qui les entouraient, ni celui des fermes sans étudier l’environnement qu’elles exploitaient.
Nous connaissons déjà beaucoup de choses sur la région de Clermont-Ferrand, même si nous manquons encore de fouilles précises pour certains types de sites, comme les villae romaines.
Mais que savons-nous du peuplement de l’âge du Fer dans les régions voisines comme les Petites Limagnes ou les hauts plateaux du Massif central ? Les sites peuvent apparaitre par hasard lors de travaux de construction, mais les données acquises par ce moyen sont biaisées, car l’organisation ancienne du peuplement peut être fort différente de celle d’aujourd’hui, qui détermine les zones de découverte. Néanmoins, les fouilles de sauvetage à grande échelle deviennent de plus en plus nombreuses en Auvergne et leurs résultats comptent de façon croissante dans la programmation de notre recherche.